Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Dgiraudet-penser.over-blog.com

Blog de réflexion , pensée, poésie, philosophie

Le dalaï-lama se confie dans un entretien exclusif propos recueillis par François Gautier à New Delhi (Inde)

Publié le 25 Octobre 2014 par Dominique Giraudet

Bouddhisme

Le dalaï-lama se confie dans un entretien exclusif

propos recueillis par François Gautier à New Delhi (Inde) - publié le 24/10/2014

Le dalaï-lama ne donne pratiquement plus d’interviews. Exceptionnellement, car nous le connaissons depuis fort longtemps, il a confié au Monde des Religions ses inquiétudes quant au terrorisme de l’Etat islamique, ses craintes sur la Chine et l’avenir du Tibet, sa fatigue du protocole et ses espoirs d’un XXIe siècle de dialogue interreligieux.

______________________________________________________________________

Votre Sainteté, vous organisez une remarquable conférence interreligieuse. Mais aujourd’hui, les hommes ne continuent-ils pas de s’entretuer au nom des religions ? Même des bouddhistes massacrent des musulmans du Myanmar !

C’est vrai. J’en suis extrêmement triste et j’ai fait remontrance aux bouddhistes du Myanmar… Je dis d’ailleurs toujours aux gens qu’au lieu de considérer qu’il n’y a qu’une seule vérité et une seule religion, il faudrait accepter qu’il existe plusieurs vérités et de nombreuses religions (silence)… En même temps, je ne veux pas que les gens se convertissent d’une religion à une autre : je suis bouddhiste et pour moi le dharma (chemin spirituel) du Bouddha reste une vérité éternelle et universelle ; vous êtes chrétien et vous devez le rester. Cela pourrait sembler une contradiction, mais les deux vérités se complètent.

Vous êtes prix Nobel de la Paix et votre sincérité est rarement mise en cause – hormis par les Chinois. Croyez-vous qu’il en soit de même pour les autres leaders spirituels ?

On constate aujourd’hui, il est vrai, qu’un fondamentalisme particulier s’est glissé dans certaines religions. Cependant, toutes ces traditions spirituelles existent depuis des milliers d’années et on ne peut pas les changer. Ça, c’est la réalité. Ainsi, pour cette communauté religieuse ou cette autre, leur Dieu est la seule vérité qui compte. Mais les temps changent et si vous observez l’Église catholique, le pape François est un homme tout à fait remarquable, qui lui-même a initié de nombreux dialogues interreligieux. L’Occident prend donc conscience qu’il existe d’autres traditions spirituelles dans le monde, autrefois considérées « païennes », ce qui est totalement nouveau… (silence)

On pourrait appeler cette nouvelle conscience interreligieuse une « éthique laïque », qui je crois peut apporter une certaine tranquillité d’esprit et même une paix et un bonheur intérieurs, car ces tensions interreligieuses ont provoqué de nombreuses guerres et sévissent encore aujourd’hui. (Le dalaï-lama fait une autre pause)

Prenez par exemple un singe mâle, physiquement très fort et puissant, qui règne sur le groupe et effraie les plus faibles. Ce singe est aussi un animal social et, même s’il a un sens limité de l’altruisme, sa survie dépend du reste de la communauté. De fait, biologiquement, les animaux ont eux aussi un instinct collectif qu’on pourrait presque appeler un certain amour de l’autre. Voilà ce que j’appelle « éthique ».

Chez les humains, ce sens collectif est intelligent ; au lieu de s’étendre seulement au groupe, il peut toucher l’humanité entière, et même inclure les animaux ou la nature. Cette éthique est donc universelle. Je le répète d’ailleurs très souvent : l’amour est une religion universelle – et pas seulement une philosophie. Cet amour et ce respect des autres religions devraient être promus dès le jardin d’enfant grâce à des méthodes logiques et scientifiques. Ainsi, la peur et la haine disparaîtraient-elles graduellement de l’humanité.

Que pensez vous de la décapitation des otages par les djihadistes de l’État islamique (EI) ?

Terrible (silence). C’est le plus grand danger auquel l’humanité fait face aujourd’hui.

[...]

Lire la suite

La profondeur des énigmes...

Publié le 24 Octobre 2014 par Zoher.T dans Mes Photos-Citations

Cet article est reposté depuis Ma quête du soi et du non Moi....

Lire la suite

La France et les autres pays sont une tyrannie pour les animaux et leurs défenseurs. Leurs amis condamnés.

Publié le 15 Octobre 2014 par Jo Benchetrit

Cet article est reposté depuis Psychanalyse et animaux..

Lire la suite

Georg Groddeck ( Source : Wikipédia )

Publié le 14 Octobre 2014 par Dominique Giraudet dans Georg Groddeck

Walter Georg Groddeck, né le 13 octobre 1866 à Bad Kösen (sur la Saale) et mort le 11 juin 1934 à Knonau, près de Zurich, est un médecin et psychothérapeute allemand. Il n'appartenait pas au premier cercle des psychanalystes mais Freud avait pu en dire qu'il était un « analyste incomparable ». Au Congrès psychanalytique de la Haye en 1920, Groddeck s'était lui-même défini ainsi : « Je suis un analyste sauvage », expression devenu ensuite célèbre dans le mouvement. Il était aussi un fidèle ami de Sandor Ferenczi. Il est surtout le premier « psychosomaticien » qui ait intégré la psychanalyse à cette discipline.

_______________________________________________________________________

Biographie

Groddeck naît d'un médecin réputé admirateur de Bismarck. Il a quatre frères et sœurs, qui mourront tous de maladies organiques.

D'abord élève de l’École régionale de Pforta, Groddeck entreprend des études de médecine. En 1900, Groddeck découvre Baden-Baden et y soigne en utilisant hydrothérapie, régime, massages et entretiens dans une clinique nommée sanatarium. Pendant le premier conflit mondial, médecin militaire, il a la charge de blessés de guerre dans un hôpital de la Croix-Rouge. Il utilise avec les soins à prodiguer aux malades organiques l’hydrothérapie, les régimes, les massages, la psychanalyse à laquelle il s'intéresse. Il réalise ainsi des traitements psychanalytiques auprès de soldats souffrant d'affections organiques de guerre1.

En 1934, il rejoint la Suisse, où il meurt la même année.

______________________________________________________________________

Influence

Groddeck entretiendra, comme beaucoup d’autres, une correspondance avec Sigmund Freud. Il n'accepte pas toute la métapsychologie, mais s'intéresse à la résistance, à la sexualité psychique, en vue de guérir des maladies organiques.

Il fut un psychothérapeute original pour l'époque, et convaincu de l'importance du rôle de l'inconscient, plus particulièrement de l'instance appelée le ça (proche de ce que Freud appelle le es ou le ça également) dans la genèse des troubles somatiques courants.

En 1921, il publie le Livre du ça, dans lequel il reprend certains concepts analytiques et introduit un concept du ça que Freud modifiera par la suite, écrivant, en réponse, Le Moi et le Ça. Pour Groddeck, toute maladie organique est en fait psychosomatique.

Vers la fin de sa vie, beaucoup de ses collègues et admirateurs le prièrent de créer une école pour promouvoir ses idées. Cette requête le fit rire et il dit : « Les disciples aiment que leur maître reste immobile, tandis que je prends pour un imbécile celui qui souhaiterait que je dise demain la même chose qu'hier. Si vous voulez vraiment me succéder, regardez la vie par vous-même et dites honnêtement au monde ce que vous voyez. »

Guy Debord, dans une lettre à l'éditrice de Groddeck Floriana Lebovici qui souffrait d'un cancer, écrivit en 19882 : « J'estime vraies les thèses de Groddeck en général; et dans ce cas d'une manière éclatante : nos maladies, ce sont nos peines. »

_______________________________________________________________________

Citations

  • « un homme qui s'est cassé la jambe, celui-là a raison. Certes, je réduis d'abord la fracture et fais un bandage. Puis alors, je le masse, fais des exercices avec lui, lui fais baigner sa jambe une demi-heure par jour dans une eau à 45 degrés ; je veille à ce qu'il ne mange ni ne boive, et à l'occasion je lui demande : « Pourquoi t'es-tu cassé la jambe, toi-même ? ». »
  • « Il est certain que ces deux pulsions : exhiber et voir, occupent une grande place dans l’existence humaine et ont une influence sur tout ce qui est humain et trop humain. »
  • « Tout ce qui vous paraîtra raisonnable ou seulement un peu insolite provient directement du professeur Freud, de Vienne, et de ses disciples ; ce qui vous semblera complètement insensé, j’en revendique la paternité. »

« Je ne vois pas quel autre sens pourrait avoir tout effort social, politique, sinon le retour à la nature. »

Conférences psychanalytiques, tome 2, p. 327

« Aussi longtemps qu'un peuple n'est pas en mesure de donner naissance à l'art et à la poésie, s'il se trouve dans une situation où il a des poètes isolés mais où ce n'est plus la masse qui crée et qui invente, il n'y a pas de justification à l'existence. »

Ibid.

« Le trait saillant de l'Ancien Testament, c'est que la pureté de la race doit être maintenue autant que possible ; il est présupposé d'emblée que l'hébreu épousera une femme de son peuple. »

Conférences psychanalytiques, tome 3, p. 9

« Il n'y a pas de maladie et il n'y a jamais eu de maladie, qui n'ait pas sa cause première dans la pulsion sexuelle et le combat avec cette pulsion. »

Conférences psychanalytiques, tome 3, p. 156

_________________________________________________________

Œuvres de Georg Groddeck

  • Le Chercheur d’âme, 1921, Gallimard 1982. (ISBN 2-07-022615-8)
  • Le Livre du ça, 1923, Gallimard 1963. (ISBN 2-07-029389-0)

    constitué de lettres fictives adressées à une amie

  • Ça et moi, préface de Roger Lewinter, Gallimard, 1977.
  • La Maladie, l’art et le symbole, Gallimard, 1985.
  • Conférences psychanalytiques à l’usage des malades, traduites de l'allemand par Roger Lewinter, trois volumes. Volume 1 : Conférences 1 à 40 (16 août 1916 – 23 mai 1917), éd. Champ Libre, Paris, 1978. Volume 2 : Conférences 41 à 80 (30 mai 1917 - 20 mars 1918), Champ Libre, 1979. Volume 3 : Conférences 81 à 115 (27 mars 1918 – 2 avril 1919), Champ Libre, 1981.
  • L’Être humain comme symbole, traduit de l’allemand et préfacé par Roger Lewinter, éditions Ivrea, Paris, 1991
  • Écrits de jeunesse, ce volume comprend des textes tels que Un problème de femme et Le Pasteur de Langewiesche, traduits de l'allemand et présentés par Roger Lewinter, éditions Ivrea, Paris, 1992
  • S. Ferenczi, G. Groddeck, Correspondance, 1921–1933, Paris, Payot, 1975

____________________________________________________________________

Notes et références

  1. Tréhel, G. « Georg Groddeck (1866-1934) : traitement psychanalytique des affections organiques de guerre » [archive] Annales Médico-psychologiques disponible en ligne le 8 janvier 2014 DOI:10.1016/j.amp.2013.11.002 [archive]
  2. Guy Debord, Correspondance, volume 7, page 25.

_______________________________________________________________________

Bibliographie

_____________________________________________________________________

Georg Groddeck ( Source : Wikipédia )
Lire la suite

La Grande Joie - Betty ( Lien )

Publié le 5 Octobre 2014 par Dominique Giraudet

Je signale le témoignage intéressant de Betty , cette femme sympathique et spontanée me semble exprimer en termes clairs et significatifs son état psychologique et les différentes phases progressives de transformation de sa conscience au fil du temps . Je pense que c'est un témoignage précieux et juste ou chacun peut se retrouver en se confrontant lui-même sincèrement et honnêtement à sa propre complexité psychologique . Je n'en tire aucune conclusion prématurée naturellement et je me garde bien de généraliser vu l’extrême diversité et complexité des consciences individuelles ,psychologiques humaines .

Lire la suite

Efforcez-vous d’aimer vos questions...M.Rilke

Publié le 5 Octobre 2014 par Zoher.T dans Rainer Maria Rilke

Cet article est reposté depuis Ma quête du soi et du non Moi....

Lire la suite