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Blog de réflexion , pensée, poésie, philosophie

Jung une mode montante - Franck Durand, Psychanalyste et Psychothérapeute près de Rennes (35)

Publié le 28 Juin 2014 par Dominique Giraudet

Lien vers le blog de Mr Franck Durand en bas de page( Lieu d'origine de l'article ) .

Trouver du sens, écouter ses intuitions, se relier à ce qu’il y a de plus irrationnel en nous : ces objectifs si contemporains, à la base du développement personnel, nous les devons à Carl Gustav Jung, ce psychiatre inventeur de la « psychologie analytique ». Découverte d’une pensée trop souvent méconnue.

C’est clair, il faut s’accrocher ! L’oeuvre de Jung est difficile à lire, pleine d’idées déroutantes, plongeant dans la psychologie, la spiritualité, voyageant de l’alchimie à l’astrologie, du bouddhisme à la kabbale, de la Bible aux contes de Grimm. Mais l’enjeu en vaut la peine. Aux antipodes du pessimisme de Freud, pour qui l’être humain est destiné au déchirement intérieur permanent, Jung propose un chemin vers la positivité et l’harmonie, destinations paradisiaques en temps de crise, où nous avons envie de rêver, d’échapper aux dures lois de la raison, de nous dire que le vrai pouvoir est celui de l’esprit. Jung répond parfaitement à ces besoins. D’où l’utilité de le découvrir ou de le redécouvrir aujourd’hui.

Au-delà de la raison

Pour suivre Jung, nous devons abandonner notre bon vieux matérialisme et nous ouvrir à la poésie, à l’imaginaire, à ce qui nous dépasse. Pour lui, en eff et, pas de vie réussie sans nourriture spirituelle et bonnes relations avec tous ces mystères qui échappent à la raison. « Corps et esprit ne sont pour moi que des aspects de la réalité psychique, écrit-il. Le corps est aussi métaphysique que l’esprit. » Mieux : « La psyché n’est pas entièrement soumise à l’espace et au temps, déclarait- il en 1959 au journaliste anglais John Freeman. On peut avoir des rêves ou des visions du futur. Seule l’ignorance dénie ces faits. » Pour Jung, l’intuition, cette « fonction non rationnelle de la psyché », est aussi importante que la pensée rationnelle, l’émotion ou la sensation.

« Je » est quatre

Notre réalité intérieure, dans une optique jungienne, s’organise autour de quatre éléments : l’ego, la persona, le soi et l’ombre. L’ego, centre de la conscience, des sensations, des émotions, me permet de me sentir moi à toute heure du jour et de la nuit. La persona (mot latin signifiant « masque ») est la personnalité sociale que chacun endosse pour s’adapter aux attentes des autres et se faire accepter. Le soi fait de nous une totalité corps-esprit : un être humain. Ce soi jungien n’est pas celui de la psychologie classique : il s’apparente à l’âme, c’est notre « part divine », quel que soit le sens que l’on donne à cet adjectif : « On peut aussi bien l’appeler Dieu que le mystère ultime de la vie, affirme Juliette Allais, thérapeute et analyste de rêves. Impalpable mais omniprésent, il règne sur nos existences. » Enfin, il y a l’ombre, qui « comprend tous les aspects de notre personnalité que nous ne reconnaissons pas comme nôtres, car inacceptables au regard de l’image que nous voudrions avoir de nous-même et donner à autrui ».

Un inconscient peuplé de divinités

Contrairement à Freud, Jung affirme que nous possédons deux inconscients : l’un individuel, où parlent nos névroses et conflits personnels ; et l’autre collectif, qui nous raconte une histoire universelle, peuplée de héros (OEdipe, Icare ou… la Belle au bois dormant) et de symboles communs à toute l’humanité. Dans une optique jungienne, en rêvant d’une pomme, je me retrouve aux côtés d’Adam et Ève, je revis symboliquement le mythe fondateur du paradis terrestre. Transmis de génération en génération, réalité psychique mais aussi biologique, cellulaire, l’inconscient collectif est le dépositaire de toutes les réactions typiques de l’espèce humaine : la peur, l’intuition d’un danger, l’amour, l’angoisse de la mort. Nous sommes là dans un univers bien différent de la vie intérieure selon Freud, avec ses obsessions érotiques, scatologiques, inavouables. « Il est plus agréable et valorisant de se voir plongé dans un inconscient peuplé de divinités que dans l’univers de fantasmes sexuels jaillis du cerveau reptilien », remarque Jean-Jacques Antier, auteur d’une excellente biographie de Jung. En tout cas, en ces temps de désenchantement, cela fait du bien.

De l’ego au grand soi

Selon Jung, le but d’une vie est de passer de l’ego, notre petite personne, au grand soi grâce au « processus d’individuation ». Il s’agit d’un cheminement intérieur par lequel nous allons tenter de devenir le plus conscient possible, afin de nous « autoengendrer » en tant qu’individu particulier, homme parmi les hommes, mais unique. Une seconde naissance, en quelque sorte. Pour Jung, l’enjeu est d’importance. Car « devenir conscient de son soi, c’est permettre à l’univers de devenir conscient de lui-même ». « En général, l’individuation devient possible après la crise de la cinquantaine, dans la deuxième moitié de la vie, la première étant accaparé par l’ego suractif. » Pour y parvenir, nous devons nous confronter avec notre ombre (cette part dont nous avons honte), avec notre persona (notre image sociale), avec notre anima et notre animus. Nous devons cesser de nous mentir et de rejeter ce qui nous dérange en nous. Nous ne réussirons jamais totalement, bien sûr, l’essentiel est d’essayer. Plus qu’un grand ménage, c’est un effort d’intégration et d’assimilation des différents aspects de notre personnalité que nous devons entreprendre. Mais, prévient Jung, nous ne sommes pas des anges : « Une vie sous le signe de l’harmonie totale », sans aspérités, serait « très ennuyeuse et déprimante ». Pire, « inhumaine ». Ce trajet initiatique peut passer par un travail sur soi, l’analyse des rêves, la méditation, la prière, la contemplation, l’écriture… Cette démarche est mystique, idéaliste, naïve même, mais la rationalité pure et dure rend-elle plus heureux ? Fournit-elle des réponses à nos questions existentielles : comment être plus heureux, surmonter la souff rance, aimer, être aimé, faire face à la maladie, le deuil, la mort ? En 1946, à un vieil ami qui lui demandait quelle attitude adopter pour achever son existence dignement, Jung répondit : « Vivre sa vie. »
Vivre, c’est tout.

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Jorge Luis Borges – Simplicité (Llaneza, 1923) - Issu du blog :http://schabrieres.wordpress.com

Publié le 27 Juin 2014 par Dominique Giraudet

(Lien vers l'article inclus )

La grille du jardin s’ouvre
Avec la docilité d’une page
Qu’interroge une fréquente dévotion.
J’entre dans la maison, et mes regards
N’ont pas besoin d’observer des objets
Qui sont déjà totalement dans la mémoire.

Je connais bien les habitudes et les âmes
Et ce dialecte d’allusions que va tissant
Tout groupement humain.

Je n’ai pas besoin de parler
Ni de feindre des privilèges ;
Ils ne m’ignorent pas ceux qui m’entourent,
Ils savent bien mes angoisses et ma faiblesse.

C’est là toucher à ce qu’il y a de plus haut
A ce que peut-être nous donnera le Ciel :
Non le prestige ni les victoires
Mais seulement d’être admis
Comme une partie de la Réalité indéniable,
Comme les pierres et les arbres.

***

Jorge Luis Borges (1899-1986)Ferveur de Buenos Aires (Fervor de Buenos Aires, 1923)

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Jorge Luis Borges et le football ( Article du site "ActuaLitté" - Lien ))

Publié le 27 Juin 2014 par Dominique Giraudet

Jorge Luis Borges et le football    ( Article du site "ActuaLitté" - Lien ))

(Photo de Jorge Luis Borges prise à Palma de Majorque en 1919)

Lien vers l'article : http://www.actualitte.com/humour/le-foot-est-populaire-parce-que-la-stupidite-est-populaire-borges-51025.htm

Jorge Luis Borges n'aimait pas le foot, un sport nocif

Au milieu de l'engouement général cristallisé autour de la Coupe du monde, il est bon, voire amusant, d'entendre quelques avis critiques sur le foot. Et ce, d'autant plus quand ils viennent d'un sud américain, et que celui-ci s'appelle Jorge Luis Borges. « Le foot est populaire parce que la stupidité est populaire », déclarait en effet l'écrivain, qui reliait le fameux sport à une forme d'abrutissement de masse…

Le magazine New Republic, est revenu sur le mépris du foot de Borges : « Son problème était celui de la culture des fans de foot, qu'il reliait à une sorte d'aveuglement populaire encouragé par les chefs de mouvements politiques les plus terribles du vingtième siècle. Au cours de sa vie, il a été témoin de certains éléments du fascisme, du péronisme, et même de l'antisémitisme qui émergea dans la sphère politique de son pays. Il était donc particulièrement suspicieux à l'égard des mouvements populaires et de la culture de masse… dont le foot est l'apogée. »

En effet, Borges ne manquait pas de critiquer la conversion des masses en supporters dénués de tout sens critique... Par ailleurs, il critiquait le nationalisme suscité par le foot - nationalisme qu'il n'hésitait pas à relier à une forme de fanatisme : « Le nationalisme n'autorise que les affirmations. Toute doctrine se débarrassant du doute ou de la négation, est une forme de fanatisme, et de stupidité », expliquait l'écrivain.

Le foot si nocif donc ? Selon l'Argentin, il le deviendrait en fonction de ce que les médias et le pouvoir politique en font. C'est la raison pour laquelle Borges accusait la « ferveur nationaliste » engendrée par le foot, le gouvernement utilisant la popularité des joueurs au profit de sa propre légitimité… On se souviendra - entre autres - de l'exemple de la dictature militaire brésilienne qui avait, au milieu du XXe siècle, sacré Pelé héros national...

Prêt à tout pour dénoncer le foot, l'auteur argentin avait même écrit une nouvelle pour accuser le rapport du sport avec les médias. Dans Esse Est Percipi, il racontait ainsi l'histoire d'un supporter fanatique découvrant que le match qu'il vient d'écouter à la radio n'était qu'une invention... façon de l'auteur d'accuser les médias d'être complices de la construction d'une culture de masse ouvrant toutes les portes à la démagogie et à la manipulation...

Et quand bien même le foot n'est pas non plus voué au totalitarisme, l'écrivain, qui était aussi poète, avait un critère indéniable pour accuser le sport... BBC Mundo rappelle en effet que Borges déclarait sans détour : « Le football est esthétiquement laid. Onze hommes contre onze autres qui courent après une balle - ce n'est pas une image particulièrement belle. »

Jorge Luis Borges et le football    ( Article du site "ActuaLitté" - Lien ))
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Pourquoi la légende arthurienne ? Un article du blog :" La Quête de Perceval ".(Lien)

Publié le 24 Juin 2014 par Dominique Giraudet

Un article intéressant sur cette belle légende si ancienne...

Lien :

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Victor Hugo, "Crépuscule", commentaire composé

Publié le 23 Juin 2014 par Robin Guilloux

Cet article est reposté depuis Le blog de Robin Guilloux.

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Ecrire contre la feria de Persan ds le nord de Paris avant le 21 juin 2014.

Publié le 20 Juin 2014 par Jo Benchetrit dans jeux cruels

Cet article est reposté depuis en finir avec la barbarie.

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'Sauve-toi, la vie t'appelle' : faut-il lire le dernier Cyrulnik ?(Lien vers l'article de Mr Bertrand Gilot)

Publié le 19 Juin 2014 par Dominique Giraudet

Lien :

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